Le Flo News
Journal des 6A de l’ISPP de Florennes

Portrait
 "Le Covid m'a aidé"
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C‘est dans le centre de Florennes, un jeudi après-midi, que nous rencontrons Jean-François Arezt, gérant d‘un commerce en pleine réorientation. Il nous ouvre les portes de sa boutique pour nous montrer l‘envers du décor des commerces de Florennes. Nous l’interviewons dans cette même boutique au sujet de la crise qui frappe la ville.
En juin 2012, Jean-François débute son activité commerciale en ouvrant son affaire de télécommunication. Il s‘installe dans le centre de Florennes. La ville ne comptant pas un tel magasin, Jean-François ne se trouve pas confronté à la concurrence. «Je partais de zéro donc ça été compliqué la première année et puis après ça a commencé à devenir rentable » déclare Jean-François.
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Le début des ennuis
Lorsque le magasin Trafic est excentré de la ville, en 2017, le gérant de la boutique perçoit une forte baisse de son chiffre d‘affaire. En effet, la grande enseigne attirait les potentiels clients dans le centre-ville. Jean François explique : «â€¯Dès le départ du Trafic, le chiffre a commencé à baisser car ce magasin apportait un énorme passage ». En 2019, davantage de commerces ferment, ce qui contribue à la désertification de la ville.
La crise Covid, une bouffée d’oxygène
Pour le commerce de Jean-François, la crise Covid est synonyme d‘aide financière de l‘État. «Quoi qu‘on en dise, le Covid m‘a donné un ballon d’oxygène car l‘État a donné de l’argent et, pour des petits magasins comme moi, c’était beaucoup d‘argent», raconte le gérant de la boutique. Néanmoins, cette crise a changé le comportement d’achat des gens qui ont commencé à consommer plus sur Internet. Durant la crise du Covid, le magasin a été obligé de fermer. Cependant, Jean-François a fait des ventes sous le porche de son magasin, notamment pour fournir des webcams et ainsi rendre service aux gens.
La crise économique
Avec la crise économique actuelle, les prix des produits augmentent. De plus, Jean-François se retrouve en pénurie de certains articles. Le gérant remarque également un changement dans les habitudes de consommation des clients. «â€¯Le client est devenu volatile et il est vite parti à gauche ou à droite ». Jean-François ne reçoit pas d´aide durant cette période car il n'est pas impacté par le coût énergétique.
Un changement dans l’air
En janvier 2023, Jean-François décide de fermer son magasin de télécommunication. Il se réinvente en magasin de produits alimentaires artisanaux. Sa nouvelle boutique Choco Chique propose maintenant des chocolats, des biscuits, des bonbons, du miel, du café,… Ses produits sont sans conservateurs et sans colorants. Pour Jean-François et sa femme, c´est un nouveau départ dans leur activité commerciale.
E. Bouvé, R. Roussel, T. Tagliafero
Pour plus d’infos concernant le commerce de Jean-François :

Jean-François devant son magasin en pleine réorientation
© T. Tagliafero