Le Flo News
Journal des 6A de l’ISPP de Florennes

Édito
On boude qui ?
Nous avons pas mal de versions de ce même problème qui est : le commerce à Florennes devient de plus en plus compliqué à cause des crises successives, le covid-19 et l'inflation..., ce qui entraîne fermetures et délocalisations.
Bon, nous avons donc d'un côté le bourgmestre affirmant que des aides et des activités ont été mises en place pour les commerçants, et de l'autre plusieurs d'entre eux se plaignant du manque d’aide de la part de la commune. Alors qui a «â€¯raison »â€¯? Messieurs dames, si vous pensez que l’un des deux «â€¯camps » ment, honte sur vous. Dans notre sujet comme partout et tout le temps, les gens adoptent une vision manichéenne du monde, oubliant de penser aux perspectives et nuances. Déjà, tout le monde n’a pas la même définition d’une aide. Si les commerçants s’attendaient à des actions plus importantes de la part de notre ville, sûrement auraient-ils dû penser aux restrictions que subissent les institutions.
Remarquons que blâmer les autres est une solution facile à toute situation fâcheuse : «â€¯l’association des commerçants qui peut relancer notre dynamisme commercial est délaissée par le bourgmestre », «â€¯les commerçants ne sont plus aussi solidaires, la preuve en est l’association que tous ignorent ». Les autres sont le problème. Alors que faire, à qui la faute ? Eh bien, cette question est erronée selon moi. La situation sociale depuis 4 ans est difficile à gérer. Blâmer qui que ce soit pour les complications qui en ont résulté est une erreur du fait de sa facilité : il est plus aisé de critiquer quelqu’un, une institution plutôt que de réfléchir et d’accepter les difficultés. Les crises dues au covid-19 et à l’invasion russe sont une grande première pour notre gouvernement et nos communes, on ne peut demander une gestion parfaite. Attention, je ne défends en aucun cas les autorités. Celles-ci ont beaucoup de responsabilités et de travail donc je pense certes qu’il ne faut pas trop les accabler, mais s’il existe une différence entre le discours de celles-ci et celui des commerçants concernant leurs actions et leur gestion, peut-être que le dirigeant communal a tendance à embellir et arrondir les angles quand il s’exprime à ce sujet.
Alors, on en conclut quoi ? Je dirais que se plaindre est une solution en cas de crise. En abuser et se voiler la face est un peu moins constructif. Réfléchissons à la perspective et aux difficultés de chacun et surtout acceptons que la vie peut être difficile et vache sans qu’on puisse blâmer qui que ce soit.
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N. Hastir
