Le Flo News
Journal des 6A de l’ISPP de Florennes

Du 7 au 14 février 2023, nous avons interrogé 14 commerçants du centre-ville de Florennes à propos des crises qu'ils subissent depuis le covid. Dix d'entre eux ont dû faire des sacrifices pour sauver leur activité.

Légende : Porte close à l’Art chez Noé, obligé de suspendre ses activités temporairement.
©M. Hillaert
L’Art Chez Noé a dû suspendre son activité, le 14 janvier 2023, suite à l’augmentation des factures d’électricité qui ont quintuplé. La patronne s’est retrouvée face à un dilemme: licencier son personnel ou suspendre son commerce et son personnel pendant un moment. Elle a pris la décision de le suspendre car, pour elle, il était impossible de licencier son personnel qu’elle aime tant et qui n’a surtout rien demandé. Elle ne prend jamais aucune décision sans penser aux autres et à son personnel. C’est une patronne exemplaire, avec une joie de vivre et une force gigantesque. C’est une femme très accueillante. Son commerce a réouvert le 1er mars 2023. Les prix de vente ont augmenté. En effet, un sandwich jambon-fromage, coûte aujourd'hui 5 euros alors qu'il coûtait avant 4,30 euros. Elle ne pense pas perdre ses clients habituels, mais anticipe le fait que les jeunes ne pourront peut-être plus se permettre de dépenser autant pour un sandwich. Cependant , il ne faut pas oublier, le fait que tout est fait maison, de ses propres mains et que tous ses produits sont des produits locaux provenant de la Ferme de la Couture. La boulangerie sandwicherie Maréchal a augmenté ses prix de 30 à 40%. La patronne a dû vendre sa voiture et a licencié des membres de son personnel ainsi que tous ses étudiants pour éviter de fermer son commerce qui existe depuis plusieurs générations. La patronne ne parvenait plus à payer ses factures d’électricité.
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« J’ai dû vendre ma voiture pour payer mes factures »
Tout comme Maréchal, la patronne de Tomber Dans Les Pommes, un magasin de vêtements, a fait une demande de prêt pour payer ses factures, mais celui-ci a été refusé parce qu’elle en avait déjà deux, dont un pour sa voiture. Suite à ce refus, elle a revendu sa voiture pour obtenir son prêt afin de relancer son commerce. Mais il a été une nouvelle fois refusé. Cependant, grâce à l’appui de sa banque, elle a reçu dans le courant du mois de février la somme du prêt qu’elle voulait obtenir pour s’en sortir.
«â€¯J’ai arrêté mon activité pendant 9 mois »
La crise du covid 19 a eu des répercussions sur de nombreux commerces florennois. Certains ont effectivement été obligés de fermer leur établissement durant plusieurs mois. Le commerce Les Trésor d’Eléthis a dû créer un site de vente en ligne pour continuer à tourner. De plus, le patron a déménagé plusieurs fois afin de s’agrandir, pour se démarquer des autres commerces et rester un concurrent de taille. En outre, la patronne du Boudoir de Laura, un institut de beauté, affirme qu'elle a éprouvé des difficultés à surmonter la crise du covid et la fermeture de neuf mois. Elle a dû augmenter ses prix mais ses clients lui sont malgré tout restés fidèles. La crise de l'énergie a eu moins de répercussions pour son commerce. La patronne du salon de coiffure la Tête en l’hair a expliqué que sa clientèle était moins fidèle qu’avant la crise du covid: les clients changent plus régulièrement de coiffeur ou se coiffent eux-mêmes avec leurs propres moyens.
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M. Hillaert, M. Lallemand